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Saint Theresa’s remains begin national tour
‘A grace from heaven’

Nayla Assaf
Daily Star

 

In an event long awaited by worshippers, the relics of Saint Theresa of Lisieux arrived in Lebanon Sunday evening and will tour the country’s holy sites until mid-November before heading back to France.
At least 400 worshippers arriving in buses and carrying bouquets of red roses gathered outside the arrival gate at Beirut International Airport, trying to catch a glimpse of the wood and metal case containing parts of Theresa’s skeleton.
With entry restricted to officials and reporters, many worshippers were climbing on the gate and chanting along with a choir from afar.
An official ceremony was awaiting the remains, as Minister of State Pierre Helou represented President Emile Lahoud, while Beirut MP Jean Hogasapian represented Speaker Nabih Berri and Michel Pharaon the prime minister, Rafik Hariri.
“Theresa has come to us as a grace from heaven,” said Father Francois Eid, the vice-president of the Maronite Mariamite Order. “To Christians, it brings God the creator, the savior and the loving; to Muslims, it confirms the greatness of God, his closeness and his mercy; and to atheists, it shows courage in the quest for truth and hope.”
The Maronite Mariamite Order, Saint Theresa’s Order and the Carmelite Order are the three orders in charge of the relics’ stay in Lebanon.
After the airport, where many were crying, the worshippers headed to Louaizeh for a Mass.
Marianne Aimee Romanos from Jbeil said she had been waiting for this day for months.
“She (Theresa) holds a special meaning to me, because I became a believer after I read her story,” she said, adding: “It is amazing how much effect she still holds on our life long after her disappearance.”
Theresa, who was born in 1873, was better known as The Little Flower of Jesus, The Little Flower or Theresa of the Child Jesus. She died in 1897.
She was reportedly cured of an illness at age eight, when a statue of the Virgin Mary smiled at her, but later died at a young age of tuberculosis.
Theresa, whose statue is often that of a Carmelite nun carrying a bunch of roses, has had many miracles attributed to her, earning her canonization in 1925 by Pope Pius XI, and the title of “Doctor of the Church” in 1997 from Pope John Paul II.
She is one of the most well-known and revered saints of modern times.
It is the first time ever that the remains of a foreign saint have been transferred to Lebanon, in an event which was initially meant to mark the 75th anniversary of the Saint Theresa convent in Sahaileh, Kesrouan ­ the first ever convent consecrated to her.
The relics have been on a world tour since 1994.
The tour of Theresa’s remains will include several regions of the country, starting at Notre Dame de Louaizeh before going to Sahaileh, Bharsaf, Qleiaat, Ajaltoun, Jouret al-Termos, Jounieh, Annaya, Gharzouz, Qobeiyat, Zghorta, Hadsheet, Bsharri, Amioun, Dar Baashtar, Harissa, Beirut, Fayyadieh, Mansourieh, Deir al-Qamar, Zahle and Hazmieh.

 

Les restes de la sainte séjourneront au Liban 77 jours
Un accueil populaire extraordinaire a été réservé aux reliques de Thérèse de Lisieux

Le reliquaire fraîchement dégagé du caisson blanc dans lequel il voyage.

Le convoi à sa sortie du périmètre intérieur de l’AIB. 

Six moines transportent le lourd reliquaire (132 kg) vers le salon d’honneur de l’AIB. (Photos Ibrahim Tawil)

À Dbayé, le convoi ovationné. (Photo Michel Sayegh)

Fady NOUN
L'orient le Jour

 

C’est un accueil surprenant de joie que les catholiques du Liban ont réservé hier aux reliques de sainte Thérèse de Lisieux. L’arrivée du reliquaire, son transfert vers l’église du couvent de Notre-Dame de Loueyzé ont été l’ocasion d’une extraordinaire et touchante manifestation de foi. L’accueil rappelait celui qui avait été réservé, en 1997, au pape Jean-Paul II et, quelques années auparavant, au père Émilien Tardif. La joie se lisait sur tous les visages, mélangée parfois aux larmes.
Le reliquaire est arrivé à 16 heures, à bord du vol de la MEA venant de Paris. Rangé dans un caisson blanc sur lequel sont collées des images du visage extraordinairement apaisé de sainte Thérèse de Lisieux, prises immédiatement après sa mort, et sur lesquelles ont pouvait lire : « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie », il a été descendu avec précaution d’une soute spéciale située à l’avant de l’Airbus.
Le reliquaire a été dégagé de son conteneur et transporté par six moines, trois mariamites et trois pères carmes, vers une petite table placée devant le salon d’honneur de l’AIB. Là, une courte cérémonie s’est déroulée au cours de laquelle le P. François Eid, supérieur général de l’Ordre mariamite, a prononcé une courte intervention et Mgr Harb prononcé une prière spéciale. Rangeant sainte Thérèse parmi les mystiques et affirmant qu’elle peut aussi être un message pour les musulmans, le P. Eid a affirmé que, « dans le soufisme, l’amour extraordinaire devient science ». Il a ainsi résumé le sens d’une manifestation religieuse où sainte Thérèse, modèle de sainteté et docteur de l’Église, est présentée comme étant l’image du vrai théologien, c’est-à-dire d’une personne proche de Dieu et des vérités de Dieu.
La cérémonie, animée par la chorale Notre-Dame de Loueyzé, dirigée par le P. Khalil Rahmé, s’est déroulée en présence des représentants des trois présidents, les ministres Pierre Hélou et Michel Pharaon et le député Jean Oghassapian, suivis des membres du comité d’accueil des reliques de sainte Thérèse, présidé par l’ancien évêque de Jounieh, Chekrallah Harb, ainsi que de Mgr Bernard Lagoutte, recteur de la basilique de Lisieux, et de Pierre Béchir, un laïc libanais membre de la communauté des Béatitudes, économe de la basilique, qui ont accompagnés le reliquaire à partir de Lisieux. Une représentante de l’ambassade de France était également présente à la cérémonie. Le ministère de l’Intérieur et la Sûreté générale ont également contribué au succès de la cérémonie, en assurant le service d’ordre.
Accueilli par les applaudissements de plusieurs centaines de fidèles massés devant l’AIB, le convoi transportant le reliquaire a ensuite pris la direction du couvent Notre-Dame de Loueyzé. C’est au son des youyous et des cantiques que la magnifique jeep rouge décapotable de la Défense civile, ornée de très beaux bouquets de roses rouges, transportant le reliquaire, a été accueillie à sa sortie de la clôture de l’AIB. Le P. François Eid trônait aux côtés du chauffeur. Les quelques voitures de tête ont rapidement été rejointes par des dizaines de voitures, qui ont formé un convoi de plusieurs centaines de mètres derrière le reliquaire. 
À partir du bâtiment de l’Électricité du Liban, à Beyrouth, des attroupements se sont formés pour accueillir le reliquaire, applaudir, jeter des pétales de fleurs, de petits bouquets et des poignées de riz sur son couvercle en plexiglas, tandis que des mains se tendaient pour le toucher. Des voitures venant en sens contraire ont ralenti ou se sont arrêtées, pour se joindre à la manifestation. On pouvait même voir des femmes émues jusqu’aux larmes, et, les yeux rougis, regarder d’un air pensif s’éloigner le convoi. Ou sourire familièrement aux occupants des centaines de voitures qui le suivaient.
Il a fallu plus d’un heure et demie au reliquaire pour atteindre sa première station, la cour externe du couvent Notre-Dame de Loueyzé, où l’attendait une foule évaluée à plus de trente mille fidèles. 
À Loueyzé, une messe, célébrée par Mgr Chekrallah Harb, a suivi. Dans son homélie, l’ancien évêque de Jounieh a de nouveau souligné que la petite Thérèse n’est pas seulement un modèle pour les chrétiens du Liban, mais peut servir de modèle de piété et d’amour de Dieu aux musulmans. En passant, une brève allusion politique à la « dignité bafouée » du Liban a été faite par Mgr Harb.
Le reliquaire de sainte Thérèse de Lisieux sera au Liban 77 jours durant et sera accueilli dans plus de vingt-cinq églises, couvents et hôpitaux dédiés à sainte Thérèse de Lisieux ou tenus par des ordres religieux au nom de sainte Thérèse.

La dernière photo de sainte Thérèse, avant sa mort :
 « Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre ».

***
Un voyage de communion 

Les voyages que les reliques de sainte Thérèse de Lisieux font de par le monde surprennent et déroutent. C’est, en fait, un pèlerinage à l’envers. Ce ne sont pas les fidèles qui viennent à Lisieux, c’est Lisieux qui vient aux fidèles. Sommes-nous en présence d’une géniale opération commerciale ? 
Recteur de la basilique de Lisieux, Mgr Bernard Lagoutte, arrivé hier au Liban accompagnant les reliques, s’explique : « Après la guerre de 1939-1945, les reliques ont un peu circulé en France. Des années plus tard, on a repris cette idée-là. Pour ma part, je ne crois pas que cette idée est née dans la tête d’un publiciste désireux de promouvoir une image comme une marque célèbre. Elle est née de l’Esprit-Saint parce que au fond, le voyage des reliques est lui-même une catéchèse. Les reliques ne voyagent pas par superstition ou pour conquérir de façon un peu magique des foules. Quand les reliques arrivent quelque part c’est, par la présence de ces reliques, une redécouverte de l’Évangile et de la présence de Jésus. » 
« Au fond, poursuit Mgr Lagoutte, c’est un voyage de communion. On redécouvre tous ensemble la foi qui animait Thérèse, la foi en Dieu incarné. Dieu aime tellement les hommes qu’il s’est fait l’un d’entre nous. Et Thérèse en est le témoin. Les reliques rendent présentes cette passion de Thérèse. »
« Sa phrase, je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre, est une phrase géniale au plan théologique, enchaîne le recteur de la basilique de Lisieux. Parce que au fond, elle a passé un pacte avec Jésus. Il ne faut pas croire que sa vie au Carmel a été simple. Elle a connu l’épreuve de la foi pendant des mois entiers. Mais dans son affectivité de jeune fille de 22 ans, 23 ans, 24 ans, elle considère Jésus comme son époux. Elle se donne à lui, mais elle dit : “ Tu te tais, et plus tu te tais, plus je vais t’aimer. Mais quand je serai près de toi, tu seras obligé de tout m’accorder ”. Ce défi qui paraît un peu enfantin ne l’est pas du tout. C’est dans la logique même de la prière de l’Évangile. Celui qui demande sera exaucé. Thérèse a eu des demandes d’amoureuse, et aujourd’hui, l’amoureuse est près de son époux, et elle joue le même jeu pour nous, et ce jeu-là nous dépasse. J’en suis le témoin un peu émerveillé. Un tas d’actions un peu folles que nous entreprenons marchent. Pourquoi elles marchent, parce que c’est Thérèse qui en est le moteur, pas nous. Nous on a du mal à suivre, tellement elle va vite. »
Les reliques qui se trouvent au Liban ont déjà visité une vingtaine de pays et, à chaque fois, les organisateurs du pèlerinage sont surpris par l’affluence des fidèles. En Irlande, 3 millions, au Mexique, 15 millions, aux Philippines, 10 millions, à Marseille, 50 000 en dix jours, rapporte Mgr Guy Gaucher, évêque auxiliaire de Lisieux, et l’un des grands spécialistes de la petite Thérèse. « Nous ne sommes pas capables de tirer des conclusions d’une chose pareille, dit-il dans un entretien télévisé. C’est vrai que Thérèse a dit : “Je veux annoncer l’Évangile dans le monde entier”, et on a l’impression qu’elle le fait maintenant. Mais ce n’est pas simplement promener les reliques. C’est enseigner. Enseigner l’amour de Dieu, l’amour des autres, le message évangélique. Ce qui est important, ce n’est pas Thérèse, c’est Jésus. Aimer Jésus et le faire aimer. Donc elle continue. » 
Toujours est-il que, dans le jeu ambigu de la foi et du spectacle, on ne sait qui exploite l’autre. La télévision exploite la foi et la nourrit. La foi exploite la télévision, mais peut, à tout moment, en être menacée. Il y a, dans le pèlerinage des reliques de Thérèse de Lisieux, deux événements. Du premier, la télévision se charge. L’autre événement, c’est le parcours que feront sainte Thérèse et l’Enfant-Jésus dans le cœur de chaque croyant. De ce dernier événement, l’Esprit-Saint se charge. 

 

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