Kobayat

Guide Touristique

En Cooperation avec UNESCO

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Son nom

D’origine araméenne, il signifie les grands bassins d’eau et cela grâce à sa richesse en eau.

 

 

Sa position

Kobayat se situe au nord-est de la République Libanaise à 140km de Beyrouth, la capitale. Limité par le village “l’ancien Akkar” à l’ouest et par la ligne qui sépare les deux Caza d'Akkar (Nord) et le Hermel (Bekaa) de l’Est. Sa superficie atteint les 70 km2 environ. Ses issues sont:

A l’ouest: la route Kobayat- l’ancien Akkar- Halba.

A l’est: la route Kobayat – Andaket- Chadra- les limites syriennes.

Au nord- Ouest: la route Kobayat- Halba- Tripoli.

Au sud: la route Kobayat- Hermel- Baalbeck..

 

 

Sa population

Kobayat a constitué la résidence des populations depuis longtemps. Les populations des époques historiques ont laissé des traces qui indiquent leur passage. Des phéniciens aux romains, aux byzantins, aux arabes, aux soldats des croisades, aux ottomans jusqu’aux français. Ses habitants sont tous des maronites et dépassent, selon les registres d’état civil, douze mille personnes (12000) (dont 8300 votants en 1992). En été, il abonde en ses habitants alors qu’en hiver il n’en reste que très peu. L'émigration a commencé depuis la dernière décennie du XIXème siècle environ en direction de Brésil et du Venezuela, elle continue jusqu’à nos jours vers tous les coins du monde. Les endroits habités varient en altitude de 550m à partir de la surface  de la terre (quartier Zouk) à 900 m (quartier Katlabeh). Les habitants sont répartis sur sept quartiers, sept paroisses et sept mairies. Les quartiers-paroisses sont: Gharbieh, Martmoura, Zouk-Sud (Saydet), Zouk-Nord, Dahr, Ghowaya, Katlabeh.

 

 

Son Histoire

Kobayat est une cité jeune, fruit de la détermination et de l’ambition; c’est une page authentique de l’histoire de l’ancien et du nouveau Liban, une étape culturelle dans les tréfonds d’Akkar où se mêlent la noblesse de l’histoire aux prémices du modernisme.

 

Son Histoire est celle de la “vallée fertile” en tout temps et en tout lieu; en d’autres termes, elle fut un centre d’attraction pour les peuples qui désiraient une stabilité fondée sur l’agriculture. Et selon ce principe naquit la civilisation. Un des consuls français Ducousso l’a décrite en 1912 par les mots suivants: “Ce sont des vallées d’une fertilité surprenante”. C’est ainsi que Kobayat fut la résidence de plusieurs peuples depuis bien longtemps. Ses ruines témoignent de ses anciens peuples: des cimetières qui datent de l’âge du fer et du cuivre (3000ans av. JC). Elle se situe sur le chemin de la soie, entre l’Asie de l’Est et l’Asie de l’Ouest à travers le Méditerranée, jusqu’à Rome, la capitale du monde ancien. Un autel phénicien paën devant l’église “Chahlo”, des pièces de monnaie phéniciennes, grecques et romaines à l’église “Ghassalet” et “Chahlo”, des tombes romaines de toutes parts, ainsi que deux ruines romaines luxueuses sont tous témoins de la prospérité qu’elle a connue durant les premiers siècles du christianisme : Le premier est le temple du Dieu "Ban", à Helsban, transformé en une église baptisée sous le nom de st. Artimos-Challita. Le second est un châteaux majestueux à chouita, témoin des événements du duel omeyade-byzantin en Orient. S’ajoute à cela, un troisième témoin, la colline où est construit actuellement le couvent Mar Doumit des Pères Carmes ; considérable grâce à son lieu vaste, à ses bases subsistantes et aux jarres trouvées.

 

 

Quelques étapes historiques

En 1557, un poète de “zajal” s’est révélé à Kobayat, c’est Sema’an Ibn Chama’a el Kobayati.

En 1589, il participa  un concile à Kannoubine avec l’émissaire du Pape Eliano et deux prêtres de Kobayat Simon et Sarkis.

En 1614, le frère Daniel el Akkari de la ferme Chouita-Kobayat a construit le couvent de St Thomas à Hasroune.

Le XVIIème: durant ce siècle le nom de Kobayat commença à figurer dans les documents du tribunal législatif à Tripoli comme étant le plus grand village à Akkar qui paie les impôts d’engagement.

 

 

L’administration

 Kobayat était la plus grande agglomération d’habitants à Akkar depuis l’époque ottomane. Elle l’est toujours ainsi avait-elle eu l’une des premières municipalités d’Akkar en 1912. En 1922, au début du mandat français, elle devint un centre de Caïmacamat. Toutefois, après la réunification d’Akkar en un Caïmacamat, Kobayat reprit la gestion municipale et devint un centre d’administration officiel.

 

 

Les centres officiels

Les centres officiels sont: un tribunal, une gendarmerie, un centre de Sûreté Générale, un centre de développement social, une polyclinique publique, une poste et un central téléphonique, un laboratoire d’analyses public, un centre de Défense civile, un notaire, une station électrique, Service d'eau de Kobayat, centre subordonné à la régie de tabac et de tombac.

 

 

Institutions éducatives

·          Publiques: la maternelle, classes primaires, complémentaires et secondaires, école normale. 

·          Privées: la maternelle, classes primaires, complémentaires pour les pères Carmélites.

·          La maternelle, classes primaires, complémentaires pour les sœurs de la Charité.

·          École technique privée.

·          École des sciences infirmières subordonnée à l’hôpital Saydet el Salam.

 

 

Institutions civiles

Coopérative agricole, plusieurs groupes Scouts (SDL NDC, SDL NDP), les guides, un conseil de l’environnement, un centre Caritas, Bibliothèque publique, "les scouts et guides sainte moura".

 

 

Institution médicale privée

Hôpital Saydet el Salam (Notre Dame de la Paix) pour les soeurs antonines.

Polyclinique des chevaliers de Malte.

Des pharmacies, de multiples cliniques couvrant tous les domaines médicaux.

 

 

L’économie

Elle se fonde particulièrement sur la fonction publique, le commerce, l’agriculture puis l’industrie.

 

 

La fonction publique

La plupart de ses fonctionnaires font partie du domaine militaire (armée, gendarmerie, sûreté générale, douanes, défense civile. D’autres occupent les fonctions administratives de l’ordre le moins important jusqu’au rang d’ambassadeur et directeur général; dans le domaine éducatif des professeurs universitaires, aux instituteurs de classes primaires.

 

 

Professions libres

Chaque domaine est occupé par une dizaine de: médecins, ingénieurs, avocats, entrepreneurs. Kobayat occupa quelques ministères de certains gouvernements alors qu’elle est représentée au parlement par un député presque continuellement.

 

 

Le commerce

Très actif vu qu’elle se situe à un croisement de routes et qu’il s’y trouve des départements officiels.

 

 

L’agriculture

Il y prospérait la culture des mûres qui a disparu aujourd’hui pour être remplacée par celle des arbres fruitiers: vignes, pommiers, poiriers, cerisiers et surtout oliviers. Puis la culture du tabac, des légumes et des graines. Il reste aussi certaines fermes de volailles, quelques troupeaux de chèvres et de moutons et des viviers de poisson. Elle fut l’une des régions les plus riches en forêts mais durant la guerre civile, le feu a consommé une grande partie, il en reste quelques forêts de pins et de chênes qui couronnent ses collines et place Kobayat dans un cadre de verdure et de gaieté.

 

 

L’industrie

Kobayat a connu une grande prospérité dans la fabrication de fils de soie, et dès le début du XXème siècle, elle comportait six usines fermées au milieu du siècle. Le témoin de cette ancienne prospérité est la grande usine rénovée (moderne) dont la cheminée, semblable à un point d’exclamation de trente mètres de hauteur au milieu de la ville, s’élève au-dessus des grands bâtiments qui peuvent englober plus de cent ouvriers.

 

Parmi les industries disparues et qui ont rapporté de bons revenus pour la ville : Le goudron et le bois. Tandis que ses usines produisent actuellement des produits de nettoyage, le lait et ses dérivés, des pâtisseries. Ainsi que des chantiers de fer et d’aluminium.

 

 

Les usines

Nous parlons ci-dessous des usines de soie (filature). L’industrie de dénouement des fils des cocons a vu le jour en premier lieu par le biais d’une seule et simple roue, placée à n’importe quel endroit: Seuls suffisaient une sourde d’eau et l’ombre d’un arbre. Par la suite, et avec le développement de ce métier, le bâtiment s’est transformé une large salle entourée de bureaux et de magasins, au-dessus d’elle s’élève une haute cheminée. La salle s’est élargie de plus en plus, son intérieur répond aux critères modernes pour contenir les roues, et plus d’une centaine d’ouvriers. Il reste l’usine Al Casini qui correspond à ce style moderne et dont la tour s’élève à plus de 30 mètres.

 

 

Autres réserves

Des restaurants de premier niveau (d’un niveau supérieur) : Morgan, Monte verde, Challal Essamaq (Torrent des poissons), Due mila, Al-Jandoul (gondole), et d’autres restaurants à l’intérieur de la ville et Snack-bar et pâtisseries.

 

 

Situation culturelle

Le pourcentage d’éducation est très élevé: il est très rare de trouver quelqu’un analphabète. Les étudiants universitaires sont en centaines et nombreux détiennent des Doctorats dont des gens de lettres et des écrivains. L’éducation a constitué un levier important pour le développement qui a eu lieu au XXème siècle.

 

L’institution de l’éducation organisée est due grâce à la mission religieuse italienne des pères carmes qui arriva à Kobayat au milieu du XIXème siècle entreprenant une activité culturelle et sociale à côté d’une activité spirituelle. Puisqu’elles ont établi une école gratuite pour les pauvres afin de leur assurer des livres, des papeteries avec quelques repas et des vêtements, particulièrement pour les orphelins. Cette activité scolaire s’est propagée au début du XXème siècle quand l’école principale a été divisée en plusieurs branches dans les quartiers éloignés du centre.

Les habitants de Kobayat en ont recueilli plus tard les fruits de point de vue économique et social: Lorsque le mandat français a instauré une caserne militaire au voisinage, plusieurs jeunes y se sont ralliés et cela grâce à leur éducation, considérant l’époque, ils ont été promouvus et leurs revenus ont contribué au développement de leur cité alors que leur propagation dans les villes durant l’indépendance a facilité à leurs fils de rejoindre les universités pour acquérir une haute éducation qui leur a permis d’occuper des fonctions et des emplois importants.

 

 

Les quartiers du Kobayat
 

Le quartier Gharbieh :

C’est le premier quartier à l’entrée de la ville dont il porta le nom à l’origine l’ancien Kobayat jusqu’à un passé récent. Son église les Quarante Martyrs se situe au milieu du quartier où les maisons s’assemblement presque sans voies de communication tels les anciens villages. Á l’ouest, le fleuve de Kobayat s’interpose. Là-bas, la brise de mer ne cesse de soufflet courbant ainsi les vieux chênes à l’ombre desquels se rassemblent enfants et vieillards. Et voilà les merveilleuses histoires, les coutumes et la sécularité.
 

Naquit dans ce quartier le plus ancien nom propre qui est le témoin du Kobayat maronite. C’est Semaan Ibn Chamaa el kobayati qui a composé en 1557 un hymne (Maynar) où il loue le patriarche Moussa Saadé el Akkari, du village Albarida, directement au nord de Kobayat. A l’est-sud du quartier se trouve le moulin chamaa.
 

Le quartier Martmoura :

Mart : Dame, Moura : Nom d’une sainte martyre, patronne du quartier. C’est un ancien quartier à Kobayat. De là venaient au XVIIIème siècle le cheikh de Kobayat (Rizk fits de Fahd) et au XIXème siècle le cheikh (Abdel-Aziz). L’église était une simple pièce puis Père Hanna Ezzarïbi II construit une autre, au milieu du quartier, qui fut consacréeen 1884 par l’évêque Estphanes Ouwad. Quand à l’église actuelle, elle fut bâtie depuis 50 années par les habitants qui célèbrent, le 24 septembre, une fête cérémoniale en son nom.
 

L’église « Chahlo »

En araméen, Chahlo signifie le cours d’eau et son lit. Á la place de l’église, il y avait un temple païch phénicien dont l’autel est toujours devant l’église. Au début du XXème siècle, cette dernière a été reconstruite en accomplissement d’un vœu. Cheik Sabri Jawad Abdo a-t-il ainsi rebâti la chapelle qui a été, à l’origine, construite par sa mère, en se basant sur le style roman. Elle est formée de pierres blanches, brillantes et d’une belle façade où se dresse une tout, de 22 m de hauteur, supportant la statue de la vierge. En commémoration de sa naissance, on célèbre la fête le 8 septembre. Á l’ouest de l’église, il y a de « moulin du tour » à eau désignant un ancien tour qui servait à contrôler la route entre Bekiaa et la côte et qui a été démoli pour utiliser ses pierres.
 

Le couvent saint Gerges

C’ést un couvent relativement récent, datant de la fin du XXème siècle, dans lequel vivent actuellement les trappistines. Les habitants ont construit l’église sur le sommet de la colline où saint Gerges réitérait ses apparitions à une bergère. Ouvert aux quatre vents, le couvent dévoile splendidement Kobayat : la vallée verte cachée entre les collines entrelacées et boisées jusqu’au Jord. Au nord, le couvent donne sur la vallée des chrétiens et les monts des Alaouites en Syrie. Á l’est, il donne sur Andket et mont Akroum.Á l’ouest, par-devant l’église, le beau paysage attire votre admiration : la braise flamboyante du crépuscule jette son pourpre royal sur les nuages avant de sombrer dans les flots, vibrant ainsi tout être prosterne à la prière du soir.

 

Le Quartier Zouk :

D’origine Turk mère, « Zouk » veut dire maison. Les mamelouks bâtirent ce genre de tours afin de contrôler les routes. Leurs soldats turkmènes y logeaient. Par ailleurs, ce mot se répète toujours pour témoigner de la Sympathie, en disant : « Yekhreb Zoukak » c. à. d. que ta maison soit démolie! , une façon de dire « merde » comme exclamation d’administratif et le témoin de son essor. Il est le plus grand quartier et le plus prospère. On y trouvait le grand auberge où logeaient les passagers. Aujourd’hui, les administrations officielles, les résidences des notables, la grande usine de la soie, les snack-bars et les restaurants… y sont installés… En effet, ce quartier est le rendez-vous des garçons et des filles au bel âge, dans les soirées étoilées.
 

Zouk est divisé en deux parties et a deux paroisses : Zouk-Nord dont l’église porte le nom de l’immaculée conception devant laquelle vit le platane séculaire. C’est au-dessous de cet arbre que le vétérinaire cherchait l’ombre, du temps où la monture était le moyen de transport usuel.
 

Zouk-Sud dont l’église porte le nom de Notre Dame Ghassalet dont on célèbre la fête le 15 août. Ainsi organise-t-on la foire où les gens depuis toujours affluent de toute part. par conséquent, chaque Kobayati n’importe où il est, dirige, à cette occasion, vers son village pour éveiller ses chers souvenirs, renouveler ses sentiments patriotiques et pour s’engager de l’aimer à vie.
 

Outre l’ancienne église qui fut renouvelée plusieurs fois, une autre fut construite, majestueuse, assez moderne, d’une architecture unique, élégante et entourée de massif de fleurs garnis de sièges pour se reposer à l’ombre.
Á côté de l’église, un vaste établissement sert de collège public à Kobayat.
 

Le 29 août 1998, au parvis, Akkar a accueilli, par milliers le Patriarche Maronite Nasrallah Boutros Sfeir qui effectuait à Akkar un visite pastorale, la 1ère en son genre dans l’histoire du patriarcat maronite.
 

De ce belvédère, l’observateur admire le panorama de la plupart des quartiers florissants de Kobayat. Ainsi acquier-il connaissances et plaisirs en gravant dans sa mémoire un beau paysage inoubliable de Kobayat.
On aperçoit, 500m au-dessus de l’église, une grotte dans le flanc de la montagne, de grande taille, abandonnée et sans aucun accès.
 

Par ailleurs, au boit de l’autoroute, une grotte naturelle est riche en sources (amonts et avals) mais elle est fermée actuellement.
 

Le quartier Dahr :

Dahr = le sommet de la colline, conforme effectivement au quartier. Pendant, les habitations ont atteint le pied de la vallée, de tous les côté. Á l’ ouest, c’est Dahr-Ouest et plus haut, c’est « Dahr Elbellane » par allusion à la plante épineuse « sanguisorbe » qui le recouvre. L’église de la paroisse porte le nom de « L’Assomption de la vierge » dont on célèbre la fête le 15 août. C’est une petite église mais les gravures à l’intérieur sont fascinantes.
 

Le quartier Ghowaya :

D’origine araméens, « Ghowaya » signifie à l’intérieur. D’ailleurs, ce quartier est effectivement à l’intérieur de Kobayat vers le sud-ouest. Son église porte le nom de Saint Geawargios (St.Georges) dont on célèbre la fête le 23 avril.
L’église est formée de pierres de taille blanches sans compteur le vaste parvis pour les cérémonies et le grand parking pour les voitures outre les deux considérables salles équipées pour toute occasion.
 

Au XIXème siècle, cette paroisse fut servie par des prêtres d’autres paroisses tel père Ibrahim Hobeich (ordonné prêtre en 1840). Quant au premier prêtre officiel de la paroisse, il fût père Youssef Ghosn, ordonné prêtre en 1903.

 

 

 

Les Églises

A ses débuts, l'église a commencé par ressembler à des maisons d’habitation. Puis l’art de construction des églises s’est développé avec le progrès de la liturgie et selon les situations économiques. Cela a engendré plusieurs changements comme par exemple, au Xxème siècle, le mur de l’est était gravé verticalement pour y mettre, au-dessus de l’autel, une grande image pour le Saint de l’église, importée de l’Europe. Ainsi l’église s’est-elle transformée d’une chambre cubique simple en une église luxueuse d’un style architectural complexe à l’instar de l’église des Pères Carmélites à Kobayat: un exemple de grandeur et de splendeur de la sculpture et d’ornementation. 

 

Quant aux églises pastorales, elles sont les suivantes:

L’église miraculeuse Saydet el Ghassalet (un vieux et un nouveau bâtiment), Saydet  el Habal, Saydet el Intisar (Notre Dame des Victoires)- Katlabeh, Mar Charbel (Katlabeh), Martmoura, Saydet el Intikal, Mar Gerges (Ghowaya), Mar Doumit (le couvent des Pères Carmes), Saydet el Chambouk, Les quarante martyrs (Gharbieh).

 

A Andaket, les églises pastorales sont: Mar Challita, Mar Maroun (nouvelle), Notre Dame.

Les sanctuaires monumentaux sont: Mar Elias (Oudine), Mar Elian, Mar saba, Mar Challita, Mar Sarkis et Bakhos, Saydet Kammah, Mar Gerges à Chouita, Saydet Ghozrata, Saydet Chahlo, couvent de Saint Georges à Martmoura.

 

Il ne faut pas oublier les anciennes ruines à Akroum dont la plupart est constituée d’églises et de couvents ainsi que l’église Mar Challita et Saydat el Qalaa, à Menjez.

 

 

Les maisons d’habitation

Le foyer libanais villageois est connu par sa fonction: une cheminée autour de laquelle se réunit la famille pour se réchauffer, cuisiner, manger et dormir à côté d’une étable qui regroupe les bêtes. Devant la maison se trouve une terrasse où l’on peut se reposer et estiver. Auparavant, l’animal était cher, étant un gagne-pain quotidien comme par exemple, la vache laitière, la mule des bâtisseurs et le chameau qui partageait la demeure avec son propriétaire et précisait l’architecture de la maison: la porte des vaches était basse et étroite alors que celle des chameaux est large et haute pour permettre leur passage. Il séparait l’homme des bêtes un paravent de rosiers ou de bâtons de lauriers-roses avec de la boue.

 

La maison de cheikh et du prêtre se différenciait par la chambre haute: une chambre de pierres bûchées avec une porte gravée avec des ouvertures des deux côtés pour y placer des lampes à huile afin d’éclairer la voie du visiteur. Sous la chambre haute, une cave représentait un garage pour la monture du notable étant une jument ou un champion.

 

Avec l’épanouissement du marché commercial et l’arrivée des capitaux monétaires à Kobayat dés la fin du XIXème siècle, il revenait au cheikh des parts de l’argent  de la production de soie, plus particulièrement: les administrateurs, médiateurs, et commerçants. Ils en ont profité pour investir dans la construction de maisons très luxueuses avec l’aide des constructeurs les plus habiles et les plus renommés en Orient  de Halab et Dhour el Choueir. Ainsi ont-ils décoré et sculpté des statues, surtout des lions, des fruits, des fleurs et tout objet de la nature, mêlant les arts de construction locale à ceux européens.

 

Ensuite l’argent des émigrants a contribué à épanouir les élégants quartiers de tuile en s’inspirant du style occidental et local en même temps.

 

Quant aux revenus des volontaires de l’armée et de la gendarmerie, ils ont ajouté à l’histoire de la construction à Kobayat des maisons vastes, en pierre, avec des façades du style libanais de trois ou de deux arcs et des escaliers de pierre et des corbeaux soutenant les balcons et de larges voûtes  s’ouvrant sur de grandes salles.

 

 

Conclusion

Kobayat est une belle cité rurale qui s’élance vers la gloire en pleine quiétude. Enlacée par les montagnes, elle regarde vers son noble passé en toute conscience et maturité mais s’avance vers l’avenir avec confiance et ambition. Elle rêve de modernisation sous l’oeil attentif de ses fils qui la chérissent beaucoup et luttent pour sa renaissance.

 


 

La ligne: Kobayat- Chouita- Ghazrata- L’Ancien Akkar (Périple)

 

Chouita (Chwita):  (la terre plane) C’est un très ancien village, le nom est apparu en signalant les batailles en 694 ap. J-C entre l’armée byzantine, qui avait pour chefs les deux ministres (vizirs) Morikian et Morik contre les troupes des maures. La bataille a eu lieu près d’Amioune. Morik a été enterré à Chouita et l’endroit porte toujours son nom jusqu’à nos jours. Les restes de son cimetière consistent en un grand puits creusé dans la pierre. L’hôpital Sayidat el Salam (Notre Dame de la Paix), sous la gestion des sœurs antonines donne sur les restes du tombeau. Chouita est resté un village maronite prospère jusqu’au XVIIIème siècle. Il s’y trouve deux églises contiguës, l’une grande au Sud, l’autre petite au Nord aux noms de St Daniel et St Georges, elles datent des premières époques chrétiennes et sont du style maronite adopté avant le XIème siècle ap. J-C. Aujourd’hui c’est la ferme de Kobayat.

 

Ghazrata :   (troupeaux- étables) connu aujourd’hui sous le nom de Mrahat (étables des troupeaux). Il comprend de même deux églises contiguës: une grande et une petite mais du même style que celui de l’église de Chouita exactement. Elles portent le nom de Sayidat Ghozrata. Les gravures restantes, conservées aux murs après la restauration, montrent bien qu’elles sont byzantines. L’église et sa cour appartiennent à la communauté maronite qui n’existe plus dans le village Mrahat. A l’Est de l’église et sur le pied de la montagne, sont répandus des tombeaux, des puits et des pressoirs creusés dans les rochers. Certains tombeaux sont sous la forme d’une croix trigone. Il se situe à 3 km de chouita, de là apparaît la mer entre deux montagnes et par conséquent la mer peut être vue au loin entre les collines dans un tableau d’une beauté inégale.

 

Sayidat Hadya :  Entre Sayidat Ghazrata et la forteresse d’Akkar, s’étend une vallée profonde effrayante par ses pentes verticales mais extrêmement belle car elle mêle la verdure sombre des forêts aux couleurs claires des jardins. En son centre, existe une arête où restent les traces d’une église Sayidat Hadya (cantiques, affliction) sous des chênes aussi anciens que beaux.

 

La forteresse d’Akkar :  ou fortification d’Akkar. Elle est célèbre dans l’histoire, elle date du XIXème siècle ap. J-C environ. Elle fut construite par Mehriz Ben Akkar puis elle fut occupée par les conquérants jusqu’à 1109 quand Taghtine atabek dimachk el Souljouki l’a donnée aux soldats des croisades par une convention. Elle fit alors partie de la propriété familiale féodale de Guy Laurens ainsi que la forteresse de Menjez et la fortification de Lakoum. Ensuite elle passa aux mains des chevaliers hôtes (aujourd’hui les chevaliers de Malte) puis à la famille Astafour dont la fille unique (Isabelle) épousa Rénoird le maître d’Anfeh alors il en devint le propriétaire. En 1271, Zaher Baybars fit main mise sur le château. Durant l’empire des mamlouks Akkar devint une lieutenance dont le centre est le château d’Akkar. Durant l’empire ottoman, le château devint le centre du pouvoir de la famille Sifa dont le plus célèbre est Youssef Bacha qui était en conflit avec Fakher el Dine El Maani pour les terres. Ce dernier s’empara du château en 1618 et en détruisit une partie pour tranporter sa pierre à Deir el Kamar.

Le château est d’une grande importance stratégique, il fait face aux fortifications El Hosson et Safita et communiquait avec elles par le biais du feu; il protège le passage du Grand Fleuve du Sud et la plaine de Bekaa, il observe le chemin de renforts entre Baalbeck et Homs. C’est une fortification en pleine montagne et se situe sur un bord rocheux de 700 mètres d’altitude (de la surface de la mer) sur le flanc du Mont Akkar de la chaîne de montagnes libanaises. Il est protégé au sud par un bord rocheux que la neige couvre et dont coule deux ruisseaux, l’un à gauche, l’autre à droite et ils se réunissent en bas formant le début du fleuve d’Akkar Astwan. L’un des ruisseaux tombe du sommet du rocher dans une cascade merveilleuse durant l’hiver, l’écho de son bruit est perceptible.

La superficie du château est de 210 x 70 mètres et il est séparé de la roche par une tranchée artificielle. Sur son bord s’élève la grande tour de 13 x 13 mètres qui est toujours présente. Dans sa cour, un grand bassin est muni d’eau par le biais d’un canal en poterie qui transporte l’eau de la source Haffa et qui descend vers la tranchée puis monte en direction du château par le système de vases communiquants.

La tour est entourée, au sommet, d’une rangée de pierres sculptées en alternance de guépards, le slogan de B et des boucliers. Il est possible de monter à l’intérieur par un escalier en bois puis au toit par un escalier en pierre. Là haut la vue s’étend vers des horizons splendides. 

 

 

L’église Sayidat el Haffa :  La cité de l’Ancien Akkar est très vieille, cela est évident pour un visiteur grâce aux arcs, les belles cours et les vestiges des châteaux (le château d’Agha el Assaad du XIXème siècle), les canaux, les couvents des mystiques célèbres par leur style bigarré à l’Ouest de la place désormais entourée par des maisons en ciment qui cachent son seuil sur lequel est gravée une écriture qui date de l’empire du Sultan Kalaoune en 1260 (686 hégire). Le couvent était prospère en 1638 et a hébergé le ckeikh Ibn Mahassen en route de Damas à Tripoli. Au nord de la cité, se trouve le quartier Sayeh et la source du Cheikh jneide qui se divise en petites cascades entre les rochers.

Du Cheikh Jneide vers le sud, vers l’église monumentale Saydet el Haffa détruite sous l’ombre des épais chênes, juste au-dessus des cascades, le visiteur voit à 100m toute la ville d’Akkar, sa forteresse, ses vallées et les collines qui l’entourent toutes riches en forêts. 

 


 

La ligne: Kobayat - Biré - la source Jaalouk - Menjez

 

Biré :  La vue générale à Biré commence par l’apparition imposante d’un grand château rectangulaire de pierre noire avec des ceintures sur les murs et des cadres pour les fenêtres et les arcs formés de pierre blanche qui illumine la maussaderie de ses murs noirs: C’est le sérail à Biré el Hakam. Il fut construit en 1870 ainsi que la mosquée voisine. Les bâtisseurs ont utilisé la pierre d’un couvent des corisades construit sur un sommet en face. Ce couvent profitait de l'eau de la source Kastal voisine par le biais de rigoles en terre cuite. Depuis un certain temps, on a découvert le cimetière du couvent à l’endroit même. Sa grande porte noire est laissée là-bas toute sculptée de gravures chrétiennes dont la lettre Alpha et la lettre Gamma. Le sérail se constitue de deux étages au-dessus d’anciennes collines. L’étage supérieur est formé de plusieurs suites habitables et donne sur de merveilleux paysages: vastes plaines, montagnes et collines syriennes. A l’étage inférieur se trouve le salon de réception, l’écurie, une tour spirale, des cuisines et des terrasses avec des fontaines en marbre.

 

Le temple de Namsis :  Au voisinage d’une abondante source, celle de Jaalouk, qui irrigue les terres de Menjez, un temple greco-romain s’élève, unique en son genre au Liban et est connu sous le nom de “résidence de Dieu” et dans les registres sous le nom du temple de Namsis. Il est formé d’une pierre noir poli, rectangulaire, de trois parties: opistodum (une chambre postérieure pour les trésors) qui est toujours présente, le Saint des Saints (cella) et la terrasse (Protchella) des coupoles diverses et des entrepôts.

Ce temple a connu plusieurs dieux: Namsis, dieu de la fortune et du destin, son symbole est une roue gravée avec une écriture sur une base en pierre dans la cour; Zeus, le grand dieu, son symbole est l’aigle gravé sur une pierre avec un serpent dans son bec ainsi que le disque solaire illustré par des gravures encore gardées. Athènes (incarnée en Lathès) illustrée par une gravure d’un bouclier sur lequel est gravé son nom; Keylos (la bonne époque) au nom duquel ont été trouvées plusieurs offrandes. Les chrétiens ont de même bâti entres ses colonnes uniques en leur genre une église. 

 

Sayidat el Kalaa (Notre- Dame de la forteresse) à Menjez :  S’élève sur une plate-forme qui donne sur la vallée du Grand Fleuve du sud, une vallée d’une extrême beauté. Elle fut construite par les Jésuites dans les fins du XIXème siècle sur les vestiges d’une ancienne église. Elle fut inaugurée en 1900. A côté, se trouve un couvent et une école désormais déserts. Son intérieur est décoré par des colonnes, des sculptures et de  très belles toiles. 

 

La forteresse des croisades : Une route au nom de Saint Jean est creusée aujourd’hui à l’Ouest de l’église et au long de la plate-forme riveraine, elle fut toutefois  séparée par un fossé artificiel. Des puits creusés aussi peuvent être utilisés pour emmagasiner de l’eau. IL s’y trouve aussi des tours, des pressoirs, des labyrinthes entourés des trois côtés par des vallées terribles dont certaines parties ont été plantées d’amandes et d’olives. 

 

Les tombes mégalithiques : Au bord de la route, entre Menjez et Sayidat el Kalaa, un grand nombre de tombes mégalithiques datent de plus de 5000 années. Elles sont circulaires de style Dolman, une part est détruite l’autre est saine. Il faut noter que ce genre de cimetières s'étend sur le bord de la vallée du Grand Fleuve depuis le village de Hawchab jusqu’à celui de Chadra et vers le sud jusqu’à Akroum.


 

La ligne: Kobayat - Andaket - Oudine

 

Andaket : (la faible source)

C’est une ancienne cité à l’ouest de Kobayat et lui est contiguë. Ses maisons se dispersent sur des collines culminantes et s’exposent au soleil et au vent. Elle connut une activité monastique précoce et une renaissance industrielle réussie. Les Jésuites ont établi à la fin du XIXème siècle, une école qui a continué son activité durant le XXème siècle, elle évolua même en une école pour les classes secondaires très prospère pour les Sœurs des Saints Cœurs qui occupent un couvent semblable à une élégante villa en pierres noir bûché. Il date de la fin du XIXème siècle. Au rez-de-chaussée, il est une cappella au nom de Saint Joseph.

Au sommet de la cité, se situe l’église pastorale au nom de Saint Challita, elle est très ancienne et fut restaurée à plusieurs reprises. Un peu plus loin, une nouvelle petite église s’élève sur une colline culminante. Elle a été bâtie sur les vestiges d’une autre ancienne, elle porte le nom de ‘al Saydé” (Notre Dame). Au Nord de la cité, une vieille église sur une colline, entourée d’arbres, donne sur le village d’Aidamoun, c’est l’église Saint Georges de rite orthodoxe d’Aydamoun. 

 

Oudine :  Au bord de la cité, vers le sud, existe l’emplacement de saint Saba: il s’y trouvait une ancienne église couverte par l’ombre des chênes et au nom du saint désigné. Il y reste aussi les vestiges du couvent: cimetières, puits creusés dans les rochers, pressoirs et rigoles. L’endroit est devenu un parc et un lieu de pèlerinage.

De Mar Saba s’étend un chemin entre les pins et les cyprès jusqu’à l’église de Saint Elias au contrefort de la vallée qui regroupait un couvent et une école pour la congrégation libanaise depuis 1860.

Aujourd’hui, le couvent de saint Elias est restauré, propre et à l’ombre. Le calme y est surprenant et relaxant pour les nerfs.

Au centre de la vallée et au bord de la rivière restent les vestiges d’une ancienne église au nom de Saint Elian, et tout au long du fleuve, s’élèvent des moulins aquatiques.

Au bord de la vallée et face au couvent existent des cimetières très anciennes sculptées dans la roche. La vallée Oudine, est très fertile, riche en eau, en beaux paysages et en plusieurs restaurants propres et généreux.

La renaissance industrielle d’Andaket est illustrée par deux usines de soie, l’une au sud de la cité, elle fut détruite et sa pierre fut vendue mais sa tour reste comme témoin du passé, voire comme un point d’exclamation; l’autre se trouve au nord de la cité, toujours présente mais déserte.

Au voisinage du couvent des sœurs, sur une colline, une gendarmerie militaire fut construite par l’autorité du mandat français et elle est aujourd’hui occupée par l’armée libanaise.


 

La ligne: Kobayat - Andaket - Mont Akroum

 

Mont Akroum présente les dernières pentes de la chaîne des montagnes occidentales au Liban. Son ancienne position stratégique, donnant sur la vallée El-Aassi (L’oronte), sur le col entre Nord et sud, entre Baalbek et Homs, et sur l’ancienne vallée Alwatarious (actuellement Grand fleuve sud) reliant Tripoli à Homs, a rendu Slont Akroum le siège de différents peuples et un lieu de passage des armées.

 

Son premier village est « Assahla » qui donne sur la vallée Khaled. Il paraît qu’elle était un siège monastique. On y trouve la source du religieux (Ain Erraheb) dont l’eau sort d’une grotte et l’église Sayidat Eddourra, une caverne sous une roche, dont la partie antérieure est un édifice avec une tour ronde dominante surmontée par une croix Latine. Quand à la partie postérieure du roche, elle fut creusé en rigole pour faire passer les eaux de ruissellement vers un puits. Aujourd’hui la roche est forée au milieu bloquant ainsi partiellement la porte de la caverne. Á l’intérieur, les gouttes d’eau ruissellent dans de petits bassins. Pour cela les femmes qui allaitent leur bébé font des vœux pour faire écouler le lait.

 

Dans la vallée du village, les tombes sont creusées dans les rochers. On y trouve également une source dont l’issue est un canal rocheux.
 

« Mrah Elkrokh », « Albaçatine » et « Kinyéh » sont des villages riches en vestiges, cimetrères et puits. « Wadi Eddayr » est une vallée qui s’interpose entre « Mrah Elkhokh » et  « Kinyéh». Son nom vient du col de la vallée où se situe un considérable couvent, avec une large église à l’ombre des vieux chênes. Tout autour de l’église, on a trouvé des amas de blocs de pierre et de multiples pièces du couvent. Les « prospecteurs de nuit » ont fouillé l’emplacement où des salles et des cimetières sont apparues. On y a découvert des pierres gravées de dessins d’anges ailés, outre les silos et le pressoir à huile toujours à sa place, près duquel se trouve un puits. Les traits caractéristiques du couvent indiquent qu’il date de l’époque byzantine durant laquelle prospérait ce genre de couvents. Á quelques pas du couvent, un rocher est gravé d’une inscription en caractères Latins. Vers le sud, on aperçoit une cimetière mégalithique du genre dolmen, toujours intacte.

 

Elmounséh :

Au bout de Kinyéh, vers l’est, sept puits sont creusés dans les rochers. De là, on se dirige vers le village «  Elmounséh », d’où on descend vers le village monumentale «Annoussoub ».

 

Dans le village « Elnounséh », sur une petite colline, on remarque les ruines d’une église dont les pierres sculptées ont été vendues…-Il va sans dire qu’Elmonséh était une ville prospère. Cela est évident dans la pluralité des puits en cave et la pluralité des pressions dont les machines sont éparpillées partout. Quand aux fortifications, elles sont de grand style. Que ce soit un couvent ou une énorme forteresse, les entrées sont étroites, ne permettant le passage que d’un seul homme. Au centre, une fosse ressemble à une arène à gradins étagés tel un théâtre circulaire. Est-il un amphithéâtre romain ? Ses grandes pierres sont sculptées grâce à une technique habile, outre les colonnes cylindriques et les chapiteaux. Sans compter l’inscription grecque en caractères distingués sur des roches basaltiques.

 

Wadi Essabeh :

    De « Wadi Eddayr » vers le Sud, « Kfartoun », un petit village dont les vestiges comprennent des puits, des cavernes et des pressoirs. Entre ce dernier et « Akroum », se situe la vallée « Wadi Essabeh », au nom de l’animal féroce gravé sur un monument babylonien, une roche sur la rive de la vallée. Cet animal fait face à un chasseur roi qui l’attaque.


    Le feutre chasseur roi n’est autre que Nabuchodonosor qui porte l’arme avec sa main droite et retient le lion avec l’autre. Á soixante mètres de lui, une étoile à sept multiples cavernes et tombes monumentales de la vallée donnent, de part et d’autre, sur son lit.

 

Les temples d’Akroum :

La rive gauche de « Wadi Essabeh » s’élève verticalement près de 200 mètres. Sur son sommet, s’étendent deux temples byzantins, un petit au nord et un autre grand au sud. Celui du nord est divisé en deux pièces séparées par une voûte. La première à l’intérieur est le Saint des Saints « cella », la deuxième est une cour plus grande donnant sur un péristyle dont les colonnades sont délabrées à l’exception de deux colonnes au Sud. Le temple, avec ses murs qui se dressent jusqu’au toit, existant toujours grâce à ses blocs de pierre angulaires et polis.

 

Il était couvert de tuiles ; l’emplacement des poutres ornant la corniche et les résidus sur place en sont la preuve. Le grand temple est écroulé mais ses bornes sont visibles. Par-devant, les colonnades du péristyle sont en ruine sauf une seule colonne similaire à celles de Baalbek. Plusieurs pièces corvées entourent les colonnes, ressemblant à des solos, à des silos, sans compter les grands puits, les pressoirs et les carrières. Au sommet de la colline on trouve des restes de fortification. Le site est stratégique ayant une su le lac de Homs et contrôle le chemin entre Baalbek et Homs.

 

L’église du robuste Samson : (chamchoum Eljabbar).

Les habitants l’ont baptisée ainsi vu sa vaste étendue et ses grosses pierres. Sa terre est cultivée de grains. L’église était en croix. Son chœur est, composé de trois arcs en plein cintre, persiste. Elle est caractérisée d’une belle sculpture. On y trouve des chapiteaux importés de l’extérieur, des pressoirs, des puits, et de bâtiments différents. Á 200m, on constate les ruines d’une simple église, « Assaydéh ». Akroum est un village riche en pierres gravées d’inscription, de dessin et de symboles, outre les grands puits et les canaux qui font preuve de la prospérité du village jadis.

 

Maarouja :

Á mi-chemin entre « Kfartoun » et « Aljawzat » se situe un ancien village abandonné « Maarouja». Son église est détruite ; il n’en reste que les traces des fondations et des seuils surmonte de croix. Cependant, « Maarouja » se distingue par ses cimetières-monumentales creusés dans les rochers et entourant une vaste plaine fertile. Les tombeaux sont des pièces élevées, vastes et profondes où l’homme peut se tenir debout. Les colonnes en formes de lits sont intégrées dans les murs qui renferment des tombes organisées. Étant très vastes, ces pièces ont été utilisées par les habitants pour loger leur bétail.

 

Le couvent des religieux :

Au pied de la colline est du village Akroum, les traces du grand couvent des religieux dénotent la majestuosité et un travail assidu. Son mur est représente une roche sculptée verticalement au pied de laquelle est décrite la voûte de l’église propre au couvent. Par devant cette dernière, un édifice dont les blocs de pierre sont énormes et bien sculptés se dresse toujours jusqu’aux seuils. Deux portails sont abrités sous le proche de l’église et chaque seuil est surmonté d’une grande belle croix prouvant ainsi une ancienne majestuosité. La caverne « Aysha » (au nom de la famille qui possédait le territoire) fait face au couvent. Elle abrite des tombeaux-des salles pratiquées dans les roches, vastes et organisées. Á côté, on y trouve également une autre caverne. Entre les deux, un rocher est sculpté de la forme d’une chaire dont le dos porte une inscription grecque composée de deux textes datant de deux époques successives. Ils pourraient renfermer des informations sur les morts qui y reposent. Notons que l’endroit est riche en tombeaux et puits pratiqués dans les roches.

 

Les monuments funéraires mégalithiques :

On trouve au sommet de la colline quatre monuments funéraires mégalithiques. Le plus grand est au milieu, un considérable pyramide qui a sa propre entrée invisible de l’extérieur. Alors les fureteurs ont pratiqué un accès dans l’une des quatre faces. La hauteur de chaque rocher est de 6 mètres et la superficie de la base de l’intérieur est de 12 mètres approximativement. La seconde pyramide lui ressemble mais il est plus petit. Le troisième est composé de trois faces et le quatrième est complètement délabré.

 


 

Kobayat - Ain el Sit - Mar Challita - Nabeh el Abiad - Nabeh Betwege (La source en arc) - Nabeh el Deleb (la source en cascade) - Wadi el Maasser et Ain el Hijal - Couvent Mar Sarkis et Bakhos - Mahbassé

 

Ain el Sit : (la source de la dame)

Le platane de Ain el Sit est grand, unique par son âge et rafraîchissant par son ombre. Il relate une lettre du passé gravée sur son tronc par les sillons, les racines les protubérances et les plaies. C’est le sanatorium en plein air le plus ancien et le plus célèbre de Kobayat. Il se peut que, pour lui, nos ancêtres aient distillé leur “arak” parce que dans son ombre l’alcool devenait encore plus doux. Il suffit d’un peu d’eau de la source, sous l’ombre des saules entremêlés comme mezza pour émerveiller les visiteurs par le calme et la douceur.

Le nom Ain el Sit est si ancien que personne n’en connaît l’origine. Toutefois certains chercheurs pensent qu’elle est relative à l’adoration d’Ichtar la déesse phénicienne.

 

Mar Challita : (Saint Challita)

La vallée Helsban est verte, gaie et riche en sources. Saint Challita ou Artimos est un saint martyr. Une ancienne église appartenant à l’ancien temple romain lui était destinée. Le temple était distingué par sa grande pierre blanche et fut construit au nom du Dieu romain Ban, le dieu des troupeaux et des prairies. De là vient le nom de la vallée composé de “Ban” et “Halso” c’est-à-dire “le grand”. Selon les traditions de l’église, saint Challita désigné par le maître autoritaire, est le saint patron des animaux domestiques, les offrandes lui sont présentées en leur intention.

L’ancienne église a été détruite, le temple a été modifié pour construire à sa place une nouvelle église très connue et visitée aujourd’hui de toute part.

 

Nabeh el Abiad : (La source blanche)

Son eau sort du pied de la montagne calcaire et brille au-dessus des cailloux blancs dans un tracé de verdure et de roquettes, pour se verser non loin de la source dans un grand bassin duquel on arrosait les jardins de la vallée dans un cadre de collines vertes. 

 

Nabeh Betwege : (La source en arc)

“La maison de la lumière” ou “ La maison de la face” peuvent expliquer le mot “batouij” et tous les deux indiquent l’ancienne adoration paënne. L’eau sort au voisinage de la vallée pour remplir directement un vieux bassin à l’ombre des noyers qui l’entourent de toute part. Quelques centaines de mètres plus loin, la source traverse la vallée en direction d’une plaie en face, sous une forme d’une petite voûte sous laquelle passe le chemin des Bûcherons qui n’est autre que les restes de la civilisation agricole du Proche-Orient.

La voiture ne peut parvenir jusqu’à la source ni jusqu’à la voûte ni aux beaux paysages dont nous parlerons plus loin. Les amateurs de la marche dans les forêts calmes sont probablement attirés par notre invitation à visiter cet endroit pour profiter de la vue des paysages inoubliables. 

 

Nabeh el Delb : (la source en cascade)

L’eau sort de la base d’un rocher sur une colline culminante et coule dans une petite plaie verdoyante sous l’ombre des platanes et des pins. Sur une pente graduelle tombent de nombreuses petites cascades, incomptables sous des ponts de verdure. Les armoises se penchent vers l’eau avec leurs petites fleurs pour se terminer en une cascade haute au-dessus d’un petit bassin. Au-dessus de la rivière, se trouvait la source de Ain el Hajal qui consistait en une petite piscine d’où ne cessent de boire les perdrix des collines voisines mais désormais elle coule dans des canaux plastiques vers les maisons du quartier au bas de la colline.

Si le promeneur s’élève dans les tréfonds de la vallée des pressoirs il sera émerveillé par le calme et le silence des hauteurs et les terribles chutes des torrents et passera sous des cascades de pierres naturelles. Il sentira l’odeur des sauges jusqu’à son arrivée à des vieux pressoirs naturels: des bassins et des mortiers profonds creusés dans la pierre: certains sont des pressoirs, d’autres sont des entrepôts pour conserver le jus. Il se dirige vers la droite pour visiter le couvent de saint Sarkis (Mar Sarkis) et saint (Mar) Bakhos. 

 

Le couvent de Saint Sarkis et Saint Bakhos :

Ce sont deux églises contiguës: l’une au Nord, l’autre au sud et le sanctuaire comme est l’habitude en Orient. Mais tout au large des deux églises, s’étend une chambre sombre sans fenêtres. A côté de l’église, demeurent encore quelques vestiges avec leurs toits et des fours à chaux ainsi qu’un puit profond creusé dans la pierre. De son ouverture jaillit une petite rivière qui donne sur un petit bassin au bas du rocher semblable à un abreuvoir pour les animaux. La colline s’échelonne progressivement autour du couvent par des housses préparées pour être cultivée mais la forêt l’a envahie.

 

La vallée en face du couvent, vers l’est, est la vallée du cachot où existe en effet, une grande pierre dans laquelle est creusée une chambre avec une porte étroite qui se ferme par une grande pierre: C’est le cachot.

Actuellement, le couvent est connu sous le nom du “Deir el Aakaba” et désigne l’endroit dangereux par lequel passe le chemin des voyageurs entre les territoires syriens et Mont Liban à travers l’ancien Akkar, comme si le couvent était une auberge de repos sur ce long trajet.

Le couvent est toujours présent, même ses murs au-dessus desquels ont grandi les chênes, formant une image très étrange tout en soutenant les murs afin de ne pas tomber. Les colonnes qui maintenaient les toits sont sculptées avec habileté, ce qui indique que ce couvent a connu une longue période de prospérité.

 


 

Katlabeh - Vallée de Nabeh el jawz - Zaboud - Saydet Kemmah

 

Katlabeh :

Le chemin vert se ramifie en une route verte vers le quartier Katlabé, le plus haut à Kobayat. Katlab signifie en araméen “entremêlé” et désigne des arbres dont les feuilles sont larges et épaisses, lisses et brillantes d’une couleur vert profond. Les écailles de ses branches sont rouges. Un arbre épais de ce genre a attribué son nom au quartier alors que l’ancien nom était Mazraa Beit Saadé (la ferme de la famille Saadé) qui est toujours employé pour désigner l’endroit où se trouve l’église aujourd’hui.

 

Sayidat el Nasr (Notre Dame de la Victoire), l’église du quartier, se situe sur une colline qui donne sur la vallée de Nabeh el Jawz (la source des noix), riche en sa végétation diversifiée; ainsi expose-t-elle de beaux paysages tout au long de l’année. La cour de l’église donne en outre, à travers  l’ombre de ses vieux pins, sur les pentes vertes des collines du Morgan, Lawka, Alliya et la colline Chakouch à l’extrême ouest, ce sont toutes de jeunes forêts.

 

Mawach, au bas du quartier est célèbre par l’eau de la “source des noix”  Nabeh el Jawz qui scintille parfois dans de vastes étangs et d’autres fois comme des piscines de natation, où elle coule en cascade. A l’embouchure de la vallée Mawach, se situe “Chalal el Samak”(la cascade des poissons), un restaurant calme à l’ombre, qui offre les truites fraîches à côté de la riche “mezza” libanaise.

Le mot “mawach” signifie “ce qui est extrait de l’eau” ou “ce qui flotte à sa surface”. Dans ce cas, il indique le sol productif, formé par les sédiments au bord du fleuve, qui donne des légumes et des fruits délicieux. 

 

  Les sources d'eaux : 

Nabeh Hamadé : (La source Hamadé)

Au sommet de Katlabé, la source sort d’une plaie béante dans la montagne et coule tout argentée entre les rochers et les cailloux. Puis il ralentit sa course sous l’ombre des noyers où l’herbe verdoie et les promeneurs peuvent étaler leurs tapis autour des foyers de feu, embaumé par l’odeur délicieuse des grillades. 

 

Nabeh el Banat : (La source des filles)

A 300m de Nabeh Hamadé vers le sud-ouest, à pied vers le haut, sort la source Nabeh el Banat, du flanc d’une autre colline, du coeur d’un rocher et toujours sous l’ombre des noyers, dans les entrailles de la tendre colline. Ce qui caractérise cette colline, c’est la résistance de l’ancienne tradition tout au long de l’histoire: son eau se dirige, à travers la vallée, dans un long canal en bois pour se verser dans un autre canal qui encercle la colline en face. Ce canal est nommé “jarfa” et ce n’est autre qu’un long tronc d’arbre que le fermier ouvre par le biais de sa hache et le creuse; il devient alors un canal unique en son genre et sa forme. L’eau le traverse toute silencieuse après avoir tant chanté avant d’y pénétrer pour reprendre son chant à sa sortie dans un bruissement très doux. 

 

Nabeh el Jawz : (La source des noix)

Se trouve à l’Ouest du quartier Katlabé, son eau est abondante. Il munit Kobayat en eau potable et une autre partie de son eau sert à arroser les plantes des jardins. C’est un lieu touristique où les visiteurs aiment manger en été sous l’ombre des noyers. Tout autour, s’étendent des plaines et des forêts où les scouts viennent camper. 

 

Les cimetières Zaboud :

Le Dieu Zabad est vieux et noble, il signifie la donation. L’endroit est historique et ancien et ceci est évident grâce aux tombes très vastes creusées comme des chambres dans les rochers. Au centre de la salle principale s’élève une colonne en pierre sculptée comme s’il soutenait le rocher. L’endroit est entouré de montagnes où s’étendent plusieurs champs fertiles. Nabeh Zaboud est un endroit touristique trés beau, ombragé et donne sur un paysage merveilleux. 

 

Sayidat Kemmah : (Notre-Dame de Kemmah)

Au sud-est du quartier Katlabeh, sur une arête d’une montagne, sous l’ombre des vieux chênes, apparaît l’église Sayidat Kammah donnant sur le centre de Kobayat à travers une fente verte et profonde entre les montagnes Morgan et Alliya.

Le mot Kemmah peut être d’origine araméenne et signifie “le magicien”. Vu les vestiges monumentaux et les tombes de la colline “Jabbana” qui lui sont relatives, on pense que l’endroit était un centre d’adoration paënne.

L’église est double: une au Nord et une au sud. Les deux ont un sanctuaire reliés par une large porte. Les habitants ont restauré cette église, désormais ils y célèbrent la messe dans les occasions et les fêtes surtout en été (septembre). Une cour s’étend sous l’ombre de ses chênes et les promeneurs y boient sans lasser leurs coupes d’Arak.
 


 

 

Kobayat – Chambouk - Le protectorat de Karem Chbat

 

Le chemin vert :

De Kobayat, le centre ville, en montant en direction du Sud, un chemin est creusé entre les pins verts. Tantôt la forêt s’entrouvre à gauche, ou à droite, tantôt elle devient un tunnel où les arbres s’embrassent et jettent leur ombre sur le chemin entre la bifurcation du quartier Katlabé et celle du Morgan. Ainsi tout homme se réjouit du souffle odorant des pins.

 

Morgane :

Constitué en des collines vertes donnant sur Kobayat et sur lesquels se répandent plusieurs emplacements touristiques riche en cadres naturels splendides, en bonne cuisine et en un généreux service. “Morgane” est un nom araméen pour désigner le dieu “laveur”. Il semble donc que l’endroit était un vieux centre d’adoration paëne. Le “Morgane” est aussi une célèbre fée dans les contes chevaleresques en Europe au moyen âge. Et là, à Morgane existe un belvédère qui donne sur Kobayat et Andaket couronné de pins et désigné par “Karm Draya”: il consiste en une haute cour et le mot Daraya est syriaque et signifie l’aire de blé.

La colline “Lawka” ou la colline “courbée” c’est un lieu éminent pyramidal vert, son sommet apparaît courbé, il fut ainsi nommé “la colline courbée”. Cette haute colline donne sur les quatres horizons ainsi peut on voir toutes les forêts de Kobayat, celle d’Andaket et l’ancien Akkar. C’est pour celà qu’elle fut choisie par le conseil de l’environnement de Kobayat pour y construire une tour afin d’observer les incendies des forêts sans les saisons trés chaudes. Ainsi, l’observateur lance-t-il l’alarme vers les centres d’extinction dès qu’un incendie s’annonce et de là-haut apparaîssent dans toutes les directions de trés beaux paysages. 

 

Chanabik d’Alexandre:

Ils entourent Kobayat de toutes parts et ainsi ils empêchent de voir la mer à l’exception d’un belvédère au Chambouk; c’est la colline connue au nom de Chanabik Skandar. De là apparaît le merveilleux coucher du soleil sur la mer au loin. 

 

Chanbouk :

En syriaque signifie “un long bâton droit” et fut souvent attribué aux chênes, plantés afin d’en produire les colonnes des maisons, le bois, les bâtons, les charrues grâce à sa solidité. De ce mot, vient le verbe “chabaka” en langue courante c’est-à-dire frapper du bâton puis il désigna tout acte ou coup rapide. Au Chambouk, plusieurs pentes cultivées donnent des graines de bonne qualité ainsi que les légumes et les fruits.

La résidence d’été à Kobayat a toujours été le “chif” c’est-à-dire des chambres en pierres et trois murs avec un toit de terre. 

 

Le couvent de Sayidat Aanan :

Aanan signifie en syriaque l’exaucement et illustre la foi en la Sainte Vierge qui exauce les prières de ceux qui demandent son aide. Au sommet du Chambouk, vers le nord du Kobayat et vers le Sud du wadi Oudine et le Champ de Chbat (Karm Chbat) et Roumieh se situe une nouvelle église au nom de Sayidat el Chambouk. Deux cent mètres plus loin, vers le sud et descendant vers Wadi Oudine, se trouvent les vestiges d’une double église au nom de Sayidat Aanan. Elle est ancienne et date des premiers siècles chrétiens. Non loin de l’église, restent des ruines connues par “el Kasser” ou “ le château”. Il semble que le bâtiment était une tour d’observation pour déceler les mouvements des étrangers sur les flancs de la montagne.

Autour de Chambouk, sur les pentes, sont gravés des mots qui désignent des chiffres:

Karm Chbat: le septième champ

Harbachit: Harb=champ,          B= maison,       Chit: le 6ème, ou le nom du 3ème fils d’Adam.

 

 

Btalya :

Un ancien village séparé de Harbchit par une vallée mais aujourd’hui inhabité. Il s’y trouve une grande église. Son sol est couvert de pierres polies naturellement. Sur la colline une grande grotte contient en son milieu une colonne avec une écriture grecque où on peut déchiffrer le célèbre nom propre “Gaïo” et le mot Btalya qui signifie la petite maison. 

 

Oum Haratein :

Se situe sur l’ancienne route directe entre le quartier Katlabé et l’église Sayidat el Chambouk: Oum signifie originellement maître ou propriétaire. Haratein signifie une partie du quartier, le bâtiment et l’étable. Ce qui indique l’existance de deux bâtiments. Il se peut qu’il y ait le nom d’endroits que nous ne connaissons pas qui complètent les chiffres entre un et sept. Le chiffre sept est connu pour être noble et saint.

 

Le protectorat Karm Chbat :

C’est une forêt vaste, riche par sa nature surtout par sa végétation splendide: les sapins de Silicie, son trésor rare, ainsi que les cèdres épais et une longue liste d’arbres et de fleurs.

 

Chir el Sanam :

Chir c’est le haut rocher (mot phénicien) et Sanam (statue) indique l’image d’un homme qui tient à la main un sceptre et porte un feutre et regarde dans la direction de l’image du disque solaire; sous lequel une large écriture est cachée par l’effet de l’érosion. Ce monument représente le roi babylonien Nabukhaz Nassar qui invoque le dieu soleil.

 

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Preparation : Rev.Raymond Abdo ocd

Texts : Dr. Fouad Salloum - Dr. Cezar Mourani ocd

Translations : Sandra Chidiac - Nathalie Abi Rached - Georges Ghosn & wife

Design & support : webmaster Elie Abboud

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